Classe énergie maison : comment ça fonctionne ?

Classe énergie maison : comment ça fonctionne ?

Vous avez certainement déjà aperçu des étiquettes énergie lors de l’achat de vos appareils électroménagers. Saviez-vous qu’elles référençaient également la consommation énergétique des biens immobiliers ? En effet, la classe énergie d’une maison vous informe sur sa consommation et sa performance énergétique.

La classe énergie d’une maison, qu’est-ce que c’est ?

Définition de la classe énergie

La classe énergie maison est un système de notation fiable qui s’inscrit dans le cadre du DPE. Elle permet de déterminer la performance énergétique d’un bien immobilier.

Ce système de notation répertorie les bâtiments en 7 classes d’énergie allant de A à G, de la meilleure performance énergétique à la moins bonne. Les bâtiments classés F et G ont alors une performance énergétique déplorable, on les nomme des passoires thermiques.

Qu’est-ce que le DPE ?

Dispositif mis en place en 2006, le DPE (Diagnostic de performance énergétique) indique la performance énergétique d’un bien immobilier en calculant sa consommation d’énergie ainsi que son émission de gaz à effets de serre. Tout propriétaire bailleur a l’obligation de fournir ce document dans le DDT (Dossier de diagnostic technique) lors de la vente ou à la location de sa propriété. Ce certificat doit être fourni par un diagnostiqueur agréé COFRAC (Comité français d’accréditation).

Le DPE permet ainsi au futur occupant d’estimer ses charges énergétiques et de recommander d’éventuels travaux de rénovation.

Ce dispositif a été rendu obligatoire pour des motifs :

  • Économiques : Les potentiels acquéreurs ou locataires ont connaissance de leurs charges énergétiques futures ;
  • Prévisionnels : Pour connaître au préalable la nature des rénovations à réaliser ;
  • Écologiques : Des informations claires et distinctes permettent aux potentiels acquéreurs et locataires de décider de limiter leur empreinte carbone.

Un dispositif en faveur de la transition énergétique

Depuis juillet 2021, le DPE n’a plus seulement un titre informatif, il est opposable aux tiers. En effet, depuis l’adoption de la loi Énergie et Climat qui vise à limiter les émissions de gaz à effet de serre, le Ministère de la Transition Écologique soumet désormais les propriétaires à de multiples régulations. Par conséquent, celui-ci a toujours une validité de 10 ans, mais d’ici à 2025, la loi tend à interdire progressivement la location de logements passoires à travers une succession d’obligations et d’interdictions. Pour en savoir plus sur ces régulations, vous pouvez consulter notre article sur les passoires énergétiques.

Comment calculer la classe énergie d’une maison ?

Avant la loi Énergie et Climat et de juillet 2021, la classe énergie d’un bien immobilier se calculait seulement selon les factures d’énergie des occupants, c’est-à-dire en fonction de la consommation de chauffage et de climatisation des habitants. Celle-ci peut s’avérer variable et par conséquent peu fiable. Particulièrement, car certains foyers ressentent plus ou moins le besoin de chauffer ou de climatiser leur habitation que d’autres.

C’est pourquoi, depuis juillet 2021, l’étiquette énergie ne se base plus seulement sur la consommation énergétique, mais également sur les systèmes de chauffage et de ventilation, de même que la qualité de l’isolation.

Ainsi, les étiquettes énergie considèrent :

  • La nature et l’état des matériaux de construction du bâtiment ;
  • la qualité de l’isolation ;
  • les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation

Le calcul de la classe énergie correspond au rapport de la consommation d’énergie primaire (EP) des installations énergétiques de l’habitation par an, et de la superficie de la surface du logement. Elle est ainsi exprimée en kWh EP/m² an.

Les 7 étiquettes énergie

Les différentes classes d'énergie pour la maison
Les 7 classes d’énergie

 

Étiquette ÉnergieConsommation d'énergie primaire en kWh EP/m² an.Cela signifie...
AConsommation inférieure à 50 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé A est optimale.
BConsommation comprise entre 51 et 90 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé B est très bonne.
CConsommation comprise entre 91 et 150 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé C est bonne.
DConsommation comprise entre 151 et 230 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé D est correcte.
EConsommation comprise entre 231 et 331 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé E est moyenne.
FConsommation comprise entre 331 et 450 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé F est moyenne. Ils sont appelés passoires énergétiques.
GConsommation supérieure à 450 kWh EP/m² anLa performance énergétique d'un logement classé G est déplorable. Il s'agit également d'une passoire énergétique.

Améliorer la performance énergétique de l’habitation

La classification énergétique offre la possibilité de prévoir des travaux de rénovations. En effet, que vous soyez vendeur d’un bien immobilier et que vous souhaitiez augmenter sa valeur sur le marché ou bien un acquéreur souhaitant optimiser l’efficience d’un logement énergivore, pas de panique, il est possible d’améliorer la classification de son logement. En effet, en améliorant l’isolation ou même en remplaçant le système de chauffage et de ventilation, la performance énergétique de votre logement peut s’améliorer !

Vous avez la possibilité de réaliser un diagnostic thermique afin de déterminer les sources de déperdition énergétique. Suivant son diagnostic, le thermicien vous préconise alors les optimisations nécessaires à l’amélioration énergétique de votre logement.

Amélioration de l’isolation

Il existe de nombreuses sources de déperdition thermique dans une habitation causées par une mauvaise isolation.

  • La toiture et les combles : une mauvaise isolation de la toiture est responsable de près de 30 % des pertes de chaleur ;
  • Les murs : des murs mal isolés représentent 20% des déperditions thermiques ;
  • Les fuites d’air : elles sont quant à elles responsables de près de 20% de ces pertes ;
  • Les fenêtres : 15 % des déperditions énergétiques sont provoquées par des fenêtres mal adaptées ;
  • Le sol : une mauvaise isolation des planchers bas, en particulier sur les bâtiments anciens, peut provoquer jusqu’à 10% de pertes de chaleur ;
  • Les ponts thermiques : au moins 5% des pertes sont potentiellement provoquées par ces discontinuités dans l’isolation.

Vous l’aurez compris, une isolation performante est la première étape à considérer lors de vos rénovations énergétiques. À l’issue de ces optimisations, vous n’aurez plus besoin de sur-chauffer ni de sur-climatiser votre habitation et réaliserez ainsi de belles économies sur vos factures d’énergie.

De plus, limiter les déperditions, c’est également limiter les émissions de gaz à effet de serre. En isolant correctement, vous vous assurez ainsi d’améliorer la performance énergétique de votre bien immobilier. Ainsi la classe énergie de ce dernier échafaudera.

Optimisation ou remplacement du système de chauffage

Changer votre chaudière ancienne génération par un système de chauffage performant moins énergivore garantira ainsi un meilleur classement énergétique dans le DPE.

Non seulement les systèmes de chauffage actuels permettent de diminuer la consommation d’énergie, ils ont pareillement la particularité d’être plus écoresponsables. Décider d’installer un système de chauffage puisant de l’énergie naturelle renouvelable et inépuisable telle qu’une pompe à chaleur par exemple, c’est vous assurer un confort, des économies sur vos factures de chauffage, mais aussi une certaine conscience environnementale.

Enfin, il existe de nombreuses configurations différentes s’adaptant selon les besoins du bien immobilier. Parmi celles-ci, vous trouverez des systèmes de chauffage tels que :

 

Des rénovations éligibles aux aides de l’État

Dans l’optique d’encourager les propriétaires à s’engager vers la transition énergétique, l’État a instauré diverses subventions. Elles sont valables aussi bien sur les travaux d’isolation que sur la rénovation d’un système de chauffage ou de ventilation.

Parmi celles-ci, vous trouverez des facilités d’emprunt et de paiement ainsi que des aides financières :

  • L’Éco-PTZ, un prêt sans taux d’intérêt valable pour les travaux de rénovations ponctuelles ou globales ;
  • La TVA à taux réduit à 5,5 % valable sur les travaux d’isolation thermique et l’optimisation des systèmes de chauffage ;
  • La Prime Énergie développée par l’Anah dans le cadre des Certificats d’économie d’énergie (CEE) ;
  • MaPrimeRenov‘, une aide financière basée sur les revenus des foyers.

 

pierre