Comment évaluer l’étiquette énergie d’un logement ?

Comment évaluer l’étiquette énergie d’un logement ?

Permettant de connaître la consommation d’énergie d’un logement, maison ou appartement, l’étiquette énergie est surtout à destination du futur propriétaire ou locataire du bien immobilier dans le cadre d’une vente. Attention ! Les habitations marquées par les dernières classes énergétiques évaluées par les lettres E, F, et G ne seront plus autorisés à la location à partir de 2025. Dans cet article, nous allons tout vous expliquer sur la classification des étiquettes énergétiques et leurs conséquences.

Qu’est-ce que l’étiquette énergétique d’un logement ?

L’étiquette énergie d’un logement est contenue dans le diagnostic de performance énergétique (DPE), permettant de noter une maison ou un appartement sur leur performance énergétique annuelle. La quantité d’énergie est mesurée en kWh.

À l’issue du DPE, la classe énergétique attribuée va de la lettre A à la lettre G. Ces lettres indiquent la consommation annuelle moyenne du logement dans l’unité du kWh, c’est-à-dire kilowattheure. Divers modes de calcul sont utilisés par les diagnostiqueurs immobiliers pour rendre un avis précis en termes de consommation énergétique. Cependant, il existe des simulateurs en ligne pour vous faire une petite idée générale de votre consommation. L’étiquette énergétique permet de poser un bilan énergétique sur votre maison ou appartement pour ensuite entamer des travaux. Les travaux peuvent notamment être guidés par un audit énergétique.

Comment lire les étiquettes énergies ?

 La classification s’étale sur une échelle de 7 niveaux, allant de la lettre A à la lettre G.

Pour avoir un repère :

  • La lettre A, symbolisée par une bannière vert foncé, correspond aux logements très économes dans le domaine énergétique. La consommation d’électricité est inférieure à 50 kWh/m2 sur l’année. 
  • La lettre G, symbolisée par une bannière rouge, correspond aux logements énergivores. La consommation d’électricité est supérieure à 450 kWh/m2 sur l’année. 

Généralement :

  • Les logements ayant une étiquette énergétique avec la lettre A et la lettre B sont économes en énergie et très bien isolés. Il s’agit souvent de logements neufs dits BBC (bâtiments basse consommation).
  • Les logements ayant une étiquette énergétique avec les lettres C et D sont à consommation énergétique moyenne, dans la normale.
  • Les logements ayant une étiquette énergétique avec la lettre E se situent à peu près dans la moyenne actuelle, mais les performances énergétiques restent à améliorer.
  • Les logements ayant une étiquette énergétique avec la lettre F et la lettre G sont des logements énergivores, qui consomment trop d’énergie. Il s’agit souvent d’anciennes constructions et présentent une mauvaise isolation. Ces logements sont appelés les “passoires thermiques”.

Pourquoi se munir d’une étiquette énergie pour son logement ?

L’étiquette énergie est désormais obligatoire dans le cadre de la vente ou la location d’un bien. Elle est même exposée sur les annonces immobilières, à côté de la photo du logement généralement. Elle permet aux futurs propriétaires ou locataires de s’informer sur la performance énergétique du logement où ils s’apprêtent à habiter.

L’étiquette énergie permet également aux propriétaires actuels d’identifier les points énergétiques qui ne vont pas dans l’habitation pour ainsi procéder à des travaux de rénovation énergétique.

L’étiquette énergétique est valable pour une durée de dix ans. Depuis juillet 2021, une seule étiquette énergétique est appliquée à l’habitation : pour la consommation d’énergie et selon la densité et la production d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette étiquette permettra d’évaluer le logement par une note finale allant de la lettre A à la lettre G. A étant la plus haute note et G la plus basse note.

De quelle manière est calculée l’étiquette énergie d’un logement ?

Les critères pris en compte dans le calcul de l’étiquette énergie

Depuis la réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE) de juillet 2021, l’étiquette énergie d’un logement est évaluée en fonction de données propres au logement.

Elle prend en compte, entre autres :

  • l’isolation du logement ;
  • le système de chauffage utilisé ;
  • les matériaux de construction et leur ancienneté ;
  • le système de ventilation des pièces du logement ;
  • le type de fenêtres installées.

Le contenu de l’étiquette énergie d’un logement

L’étiquette énergie traduit la facture annuelle d’énergie d’une maison ou d’un appartement sous forme de fourchette. Elle peut également contenir des conseils de travaux de rénovation énergétique afin d’améliorer les performances énergétiques du logement.

Attention ! L’étiquette énergie ne tient pas du tout compte de la consommation énergétique des appareils électroménagers par exemple, ni des habitudes de consommation du ménage. Il s’agit d’une estimation.

Comment améliorer l’étiquette énergie d’un logement ?

Il n’y a pas dix mille solutions malheureusement, il faudra forcément réaliser des travaux de rénovation. La première étape de ces travaux est souvent l’isolation. Les travaux d’isolation permettent de réduire les pertes de chaleur dans les pièces de la maison ou de l’appartement. Les murs extérieurs, l’isolation des combles, les planchers, les portes, les fenêtres et la toiture peuvent – et souvent doivent – faire l’objet de travaux. Le système de chauffage peut être une deuxième étape.

L’avis d’un expert agréé est à prendre en compte, surtout si l’étiquette énergie révèle la lettre E, la lettre F ou la lettre G.

Quelles sont les aides à la rénovation énergétique ?

Plusieurs aides sont proposées par l’État dans le cadre de la démarche écologique actuelle.

Ainsi, les propriétaires résidents ou bailleurs et les locataires peuvent bénéficier de :

  • MaPrimeRénov’
  • L’éco-prêt à taux zéro (PTZ)
  • La TVA réduite
  • Certificats d’économie d’énergie (CEE)

L’impact de l’étiquette énergie dans le cadre de la loi Énergie et Climat sur la vente des biens immobiliers 

La loi du 8 novembre 2019, relative à l’énergie et au climat, a fortement impacté les prix immobiliers par l’introduction de la transparence du diagnostic de performance énergétique (DPE) dans le processus de vente d’un logement. Cette loi incite fortement les propriétaires bailleurs et ceux qui souhaitent vendre leur bien immobilier à effectuer des travaux de rénovation pour améliorer la performance énergétique de l’habitation. 

Voici quelques dates assimilées à des changements à retenir, surtout dans une démarche de vente immobilière dans les années à venir :

  • 2022. Depuis cette année, les propriétaires doivent jouer la transparence totale dans une vente auprès des futurs propriétaires ou locataires. Les annonces doivent présenter l’étiquette énergie et également le montant des charges de chauffage. 
  • 2025. Les passoires thermiques, autrement dit les logements marqués par les étiquettes énergie E, F et G, ne pourront plus être mis en location. 
  • 2028. La consommation énergétique des biens anciens devra être inférieure à 330 kWh/m2 sur l’année.
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