Diagnostic thermique : le bilan qui mesure les déperditions énergétiques

Diagnostic thermique : le bilan qui mesure les déperditions énergétiques

Si vous souhaitez réaliser des travaux de rénovations énergétiques dans votre logement, vous devrez assurément réaliser un diagnostic thermique au préalable. Il s’agit d’un outil permettant de déterminer les faiblesses d’isolation de votre habitation. Ce bilan permettra alors de déterminer avec précision la nature des travaux à réaliser.

Pourquoi effectuer un diagnostic thermique ?

Un outil permettant de sourcer les déperditions thermiques

Lorsque vous souhaitez entreprendre des travaux de rénovations énergétiques, il est indispensable de sourcer les déperditions thermiques du bâtiment. En effet, votre habitation peut s’avérer être une passoire énergétique. Il existe de nombreux points de déperditions de chaleur dans une habitation, parmi lesquelles :

  • La toiture : Des faiblesses d’isolation au niveau du toit ou des combles représentent en moyenne 30 % des déperditions thermiques de l’habitat.
  • Les murs : Les murs, bien souvent mal isolés, peuvent provoquer jusqu’à 20 % de pertes de chaleur.
  • Les fuites d’air : Ainsi que le renouvellement de l’air équivalent en moyenne à 20 % des pertes de chaleur. Malheureusement fréquemment oubliées, elles sont mal prises en charges par les artisans.
  • Les fenêtres : La variété de fonctionnalités d’une fenêtre l’oblige à répondre à divers critères tels que l’éclairage, l’esthétique et l’isolation. Sa polyvalence peut ainsi se mettre en travers de ses performances énergétiques, et conséquemment, engendrer des déperditions de chaleur à hauteur de 15 %.
  • Le plancher bas : Une mauvaise isolation du sol, plus particulièrement sur les maisons anciennes, peut correspondre à environ 10 % des échappements de chaleur.
  • Les ponts thermiques : Ces discontinuités dans l’isolation d’un logement génèrent en moyenne 5 % des pertes de chaleur.

Le diagnostic thermique permet de déterminer la nature des travaux à réaliser

À l’issue de son intervention, le professionnel thermicien compare des données recueillies sur votre habitation avec les résultats de son analyse thermique. Il est donc en mesure de vous offrir un diagnostic définissant les sources de déperditions les plus énergivores. Ainsi, le professionnel préconise les travaux à réaliser afin d’optimiser l’isolation thermique de votre habitation.

Vous pourrez ainsi :

  • Réaliser des économies sur vos factures d’énergie ;
  • Gagner en confort thermique ;
  • Limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Une première étape pour avoir accès aux aides financières pour les rénovations

L’État a mis en places diverses aides financières dans le but d’encourager les propriétaires à effectuer des rénovations énergétiques dans leurs propriétés. Un bilan énergétique réalisé par un professionnel thermicien atteste de la nécessité des rénovations. Vous pourrez ainsi fournir le diagnostic lors de vos demandes de subventions, notamment pour appuyer votre requête du Cadre de contribution CEE nécessaire à l’obtention de MaPrimeRenov’.

Diagnostic thermique et DPE : quelles différences ?

Il existe diverses techniques d’évaluation énergétique pour les habitations.  Il peut s’avérer difficile de ne pas les confondre.

Le diagnostic thermique analyse les performances énergétiques d’une habitation. Il permet de définir avec précision la nature et le montant des travaux à effectuer dans le but de réaliser des économies d’énergie. À l’instar du DPE, il n’est pas obligatoire et fournit des données analytiques à titre indicatif.

Le DPE (diagnostic de performance énergétique) quant à lui, détermine la consommation d’énergie du bâtiment ainsi que son émission en gaz à effet de serre. Les bâtiments sont alors classés en fonction d’étiquettes énergie de A à G. Les bâtiments catégorisés F et G sont les plus énergivores, ceux que l’on nomme passoires énergétiques. Le DPE est obligatoire et doit être fourni au futur locataire ou acquéreur de l’habitation.

Qui effectue le diagnostic thermique ?

Afin d’effectuer un diagnostic thermique à domicile, il est recommandé de faire appel à un thermicien certifié par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

Comment réaliser un bilan thermique ?

Le thermicien réalise son diagnostic en plusieurs étapes.

Recueil de données sur le bâtiment 

Dans le but d’effectuer son diagnostic avec précision, le professionnel répertorie notamment :

  • La date de construction du bâtiment ;
  • les équipements déjà installés ;
  • la nature et l’état des matériaux ;
  • la qualité de l’isolation ;
  • l’étanchéité de l’habitation.

Prise de mesure des surfaces

Le thermicien mesure la superficie des pièces afin de comparer la surface réelle à la surface chauffée.

Analyse thermographique de la propriété

Grâce à une caméra thermique infrarouge, le thermicien peut visualiser les défauts d’isolation du bâtiment. L’analyse thermographique met en avant les points de déperditions ainsi que les sources d’humidité et la présence de moisissure.

Quand réaliser le diagnostic thermique ?

À l’instar d’un DPE (Diagnostic de performance énergétique), le bilan énergétique n’est pas obligatoire. Par conséquent, il n’y a pas de moment précis défini pour le réaliser. Cependant, il convient d’établir un diagnostic thermique avant la prévision de rénovations énergétiques, afin d’entreprendre les travaux correspondant aux besoins réels.

Quel est le coût d’un diagnostic thermique ?

Les prix d’un diagnostic thermique réalisé par un professionnel certifié gravitent autour de 500 euros. Toutefois, les tarifs varient en fonction de la superficie de la surface à analyser.

Le coût inclut, le diagnostic avec son résultat, de même qu’une estimation chiffrée des travaux de rénovations préconisés.

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